mercredi 10 décembre 2014


Mme Moreno


Suites à vos commentaires...


L'acte d'accuser, voilà qui bien sied à ceux et celles qui, du haut de leur acropole, dictent, ordonnent, jugent et châtient. Bien sûr, ces mêmes-la, de leurs hauts cieux, nuls torants, éclairs ou ouragans ne les y peuvent sâlir. Et encore que des actions patentes dont ils fussent jadis l'étendard, d'on ne sait trop comment, s'en retrouvent alors lavées leurs âmes puériles et perfidimanqués. Mystère...  Puis les y revoilà : tout beaux, frais, pissants-pisseuses, tout clair-semés, neufs, remballés et bien rangés; sur l'étagère, un prix bien en vu. Ou pas. Résurection : religieux, donc? Ou encore pas : n'est-ce pas encore que l'oublie, voilà tout, sorte de consciente inconscience de soi? Et des autres, aussi? Il y a tant à dire, à penser; l'altruiste, le philanthrope, le désintéressé, il le peut bien, lui... C'est naturel : à celui qui dictent les droits, celui-là, il a forcément tous les droits! Mais oui! C'est lui, c'est eux : ceux et celles dont la grandeur est telle qu'ils s'en aguérissent des imparfaits, ils sont parfaits, eux! Divins? Ah! Mais remercions-les donc d'aussi humblement refléter nos sombres ombres pâles à travers la réflexion de leurs trop purs prismes...  Humains? Trop humain!


Ardue l'intro, je sais bien. Je suis ainsi, trop. Toujours trop! L'intensité effrait et condamne à l'isolement, à la solitude... Quand on est fort, on s'en accomode; les autres s'y noient. Longuement.


J'aime pas l'école, j'ai toujours préferé le "je": plus authentique, plus vrai, plus sincère et fidèle. La troisième personne dispense d'accusations futures, nous confère une autorité frauduleuse, religeuse : c'est facile. C'est lâche même.


Jeune, je mentais moi aussi. J'étais menteur, par faiblesse : le "tu", le "il", tout cela me convenait, m'était confortable... Je sais bien, le sait bien "trop" : j'ai été lâche.


Voilà qu'il y a quelques jours, madame Moreno, nous nous rencontrâmes, quartier Rosemont. Comme ça, j'ai cogné à votre porte, vous avez ouvert. "Voulez-vous signer pour que Lisée soit candidat à la cheferie du partie québecois?", vous ai-je dit. "non" que vous m'avez répond, que pour vous, Lisée était un "salop". "Fine! que j'ai pensé, à chacun son opinion!" Mais voilà que je voulus comprendre, voulus savoir pourquoi : "Tu n'attaques pas un autre péquiste!" que vous avez argué. Fine again! Puis j'ai insisté ; vous de même. "Vous ne voulez même pas qu'il fasse parti du débat?" Hum...


J'ai dû, finalement, abdiquer: y avait rien à faire... J'en fus même ébaudi.


Je suis donc reparti, en dis aussitôt mot à mon coéquipier. : ça nous a fait bien rigoler. Puis ça nous a fait moins rigoler, puis plus du tout.


"Je suis écrivaine" que vous m'aviez-dit. J'ai donc voulu lire, vous lire. Et puis voila: aucun "je"...


Sur ma liste, noms et adresses des péquistes à solliciter pour atteindre les 2000 signatures  requises afin que Lisée puisse être, lui aussi, dans la course à la cheferie. Vous en faisiez partie, en faites toujours partie. "On n'attaque pas un péquiste", reprochez-vous à Lisée, du fait qu'il ait soulevé le point qu'un candidat détenait plus de 50% d'un medium d'importance, et ce, là même où il se présente, ce candidat...


Quand on sait qu'il y a une relation de cause à effet entre le temps d'antenne dans les média et la performance lors du scrutin, y a pas photo!


Le malaise qui, en descendant les marches de votre appartement, naquit en moi, c'est le même que j'éprouve toujours face à l'incongruence : qu'une péquiste "bitche" un péquiste, en argumentant qu'il ne faut JAMAIS attaquer un autre péquiste: y pas a de quoi rire...


Puis je vous ai lu.


Voilà qu'encore, tel un gargantuesque gateau dont les étages n'arrêtent plus de s'empiler, que je tombe sur un papier de vous, daté de 2011, où déjà, vous formuliez ce même reproche aux péquistes! Déjà, vous vous éleviez au-dessus de la foulée et décidiez de ce que sont les péquistes - de ce qu'ils devraient faire, penser, croire, rêver... Déjà, tel un dieu souverain, vous traciez la ligne du bien et du mal de la politique québecoise, et particulièrement des souverainistes/indépendantistes. Déjà, vous les accusiez, tout benoîtement, et ce sans jamais vous remettre vous-même en question, d'être tous reponsables des maux qui saillent sous le ciel de lys...


Mais c'est que c'est de vous, madame, dont vous parlez! L'omniscience, sachez-le, n'est jamais qu'une fraude... à fuir comme la peste noire, je vous le dis! Nul n'est crédible que s'il s'expose, que s'il passe aux aveux... Or dans tout ceci, c'est vous-même la péquiste, la reine péquiste. La lionne, n'est-ce pas?


"Tout écrit est la confession de son auteur" (Nietzsche), c'est vous qui faites un pas d'avant, deux de reculon. C'est encore vous, madame Moreno, qui mettez la charue devant les boeufs : tout ça, c'est et ne sera jamais que vous! Le comble, c'est qu'une fois encore vous attaquez les péquistes, et de même, c'est vous la péquiste!


Trahis derechef, les péquistes en réécrivent même leur nom : Pékispe...


Sonny Champagne

En référence à : http://www.vigile.net/Le-probleme-du-PQ-ce-sont-les

jeudi 4 décembre 2014


L'économie, une antinomie!

Act.1 de 6


Déplacé dans la nouvelle section dédiée aux politiques :

http://pseudocratie.blogspot.com/2014/12/leconomie-une-antinomie-act.html

jeudi 20 novembre 2014

Nos impératifs préoccupationnels standardisés

Voilà plusieurs fois que je côtoie des gens. Plusieurs. Voilà, je dois l'avouer que c'est arrivé quelques fois, comme ça, gentilement, que j'en invite même chez moi des gens. Toujours, ils entrent, repartent. Comme disait Céline "Ils m'ont dit des choses, ne m'ont pas dit grand chose." D'ailleurs, j'y suis, moi aussi, déjà allé chez des gens; rien de méchant.
C'est pas que je sois misanthrope, ni anti-sociale; or de ces termes, on m'accuse, parfois. Toujours, j'en suis aigri. Jamais rien compris...
"Qu'ils restent chez eux" que je me réponds toujours une fois qu'ils ont foutu le champs. Je ne suis pas quelqu'un de méchant, pourtant.
C'est vrai que, peut-être, j'ai toujours l'air de ne rien faire: je suis assis, je réfléchis, je discours, débat, lit, regarde par-ci par-là : bref, je fais ce qu'on ne fait plus. Ça doit leur paraître saugrenu, aux gens...
Et puis va savoir pourquoi, moi de mon côté, c'est obsessionnel, je cherche toujours quelque chose : une question en amène une autre, c'est éternel, sans fin. Moi je suis pris la-dedans : je suis un peu esclave : je ressens toujours qui m'étreint l'urgence de trouver quelque chose. C'est que je cherche la bonne destiné, moi, plutôt que d'y plonger, de se briser crâne sur des rochers...
Pour "agir en homme de pensér", faut d'abord "penser en homme d'action". Et ça me chiquotte constament.
J'aurais besoin d'aide dans ce projet, mais on dirait qu'ils n'ont rien dans la tête, les autres? Ou c'est moi qui en aie trop?
Qu'importe, y a pas de dialogue possible; trop de distance. Ils sont trop superficiels les autres! Mais, à chaque fois que quelqu'un entre chez moi, chaque putain de fois, faut toujours que ce soit pareil à la précédente, comme si c'était toujours la même personne qui ne faisait que changer d'apparence... On dirait que tous, ils n'ont qu'une chose à dire, qu'une chose en tête, car à chaque fois, à chaque fois la seule critique que leur cerveau-lent daigne formuler, l'unique urgence qui semble-t-il accapare leur petite conscience déficiente, malade et manipulée, cette chose qui leur apparait être à ce moment précis de l'histoire la plus brillante des idées, la priorité absolue, ce dont ils "doivent" absoluement me faire part, que cette réplique comme à de malheureux personnages concerne TOUJOURS LE MÉNAGE?
Mais comment aujourd'hui peut-on avoir comme principale préoccupation la pile de linge qui traine à côté de mon lit? Comment peut-on insister sur la vaisselle qui n'est pas faite!?! Comment, je vous le demande!?! Comme si moi-même, comme si cela allait de soi, je "devais", moi aussi, être jugé en fonction de l'ordre qui règne là où je dors, pisse, et me torche! Comme si l'impératif de nos vies n'était basé que la-dessus, que l'on réglerait tous les problèmes du monde en époussetant!
Pauvres cons!

jeudi 14 août 2014

Et si le paradis était violent?

Il me fallait bien trouver un sujet; perdre mon temps, et le vôtre, à dire comme tout le monde, à répéter, bloublou: ça me rend suicidaire, moi, fragile... Et puis voilà que j'ai trouvé, encore, quelque chose de bien commun, de bien banale, mais qu'on nie, complices. Lâches...
D'abord, présentons-nous. Oh! je vous en pris, ce n'est pas nécessaire: ne faites qu'écouter. Pas comme tout le monde.
Je suis un gars, j'ai des manies de gars: je crois même que mes petits fantasmes, tout le monde les a (filles incluses). Par exemple, je crois qu'on est tous violents; et je crois même que la violence nous sauvera de nos déraisons...
À vrai dire. pour moi, un gars, ingénu, qui, ne s'y attendant pas, mange en pleine gueule une bonne droite, de mon côté, moi, j'en jubile! Ah! et quand par chance je suis là, y assiste, je vous assure, j'en bande! timidement.
"Suis-je déviant" je me la suis bien posée cette question, et l'ignore toujours la réponse; en fait j'en ai utilisé déjà beaucoup des réponses en réalité, selon je-ne-sais-pas quoi, comme tout le monde! Puis, le comble, je vous ai tous trahi; je me suis même trahi aussi. Et oui, j'ai pécher mon père : sans crié gare, me suis retourné et là, ne me demandez pas pourquoi, nul explication, j'ai fait comme personne, me suis alors agrippé moi-même, me suis secoué un peu et finie par bien me ligoter. C'est facile à comprendre, je me suis volé de vous et me suis séquestré dans une pièce vide. C'est là que je me suis brassé, me suis attaqué dans de petits recoins "peu fréquentables" - "vilain", qu'on m'accuse, ignorant tout de tout ce qui importe, comme tout le monde... Et bien oui, je m'en confesse, j'ai osé, je me suis interrogé!
Je vous ai déjà bien décrit, n'est-ce pas? Inutile d'en rajoutez.
Voyez-vous, la violence est exactement ce que vous n'est pas, ce que je rêve d'être: elle est vraie!
S'agit d'ouvrir les yeux, et vous verrez vous aussi; peut-être même banderez-vous, messieurs?
S'abandonner à la violence, c'est dire "non" à cette psycho collective dans laquelle on se connait, se reconnait, c'est refuser les autorités imposés, nier tout ce qui met en valeur notre bon délire à tous; Le violent les refuses ad initio les systèmes qui le bornent - et le bordent, aussi. Et d'une main sur la gorge, on s'en balance des conneries que tu te parfumes sans cesse, toi, pour te définir, pour t'élever, te rassurer. Oh! Ça fait mal d'être confronté à l'anarchie, ignorant que c'est précisément dedans elle, l'anarchie, qu'ils se sont construits ces ô nécessaires systèmes qui vous élèvent si hauts : c'est même grâce à elle, justement, qu'ils peuvent exister vos songes élévations. Le violent s'en retourne aux bases d'avant tout, vous force à y jouer vous, exempt de superficialités; il dit "non" à ce monde malade que vous êtes, il se réfère au vrai, au sincère: à lui-même. Et il vous vaincs aisément, vous qui êtes réduit au rien merdeux que vous êtes, refusez de voir...
C'est violemment qu'elle vous l'apprend, la violence,  que vous avez  tort, et ce sur tout. Et y a qu'elle, c'est "la seule voie qui mène au Père." Dès qu'on y goûte, on le sait, il n'y a que la force d'une main pour triompher de tous, et toujours. La raison a rarement raison; elle se fit à ce qu'elle voit et elle voit la même chose que vous; vous, vous ne voyez que ce que les autres vous montres - ils en font autant, c'est pas honteux.
"L'enfer c'est les autres", écravait Sartre: j'ai pas compris tout de suite...
 

mercredi 16 juillet 2014

Allô

J'y est pensé longtemps, faire un blogue; je ne sais bien pas pourquoi, d'ailleurs... Pourtant, mes alentours ne sont pas-pires... Je crois? Qu'on dit? Pas-pire, et de quoi! Et pis pour qui? Pourquoi? Ô oui, pourquoi n'y-a-t'il toujours que moi à répondre? À demander... Qu'importe.
Je peux le dire alors, je ne manque pas de contours, moi! non. Pas plus que vous. C'en est bien remplis, aussi, par-ici, ce n'est que moi qui le dis. Et qui entend? Satisfait. Au moins c'est pas trop loin : qu'un petit coin, ici, où je suis. Ô éternité, te revoilà-tu pas, toi, qui recommence. Ce n'est pas moi, non, ce n'est jamais que moi : c'est elle, c'est encore elle, cette vie, toujours qui de son côté se plaint, se complaint... s'attreint... s'ansbords au bord des bords, ne manque pas de retour. En a trop : y a que du roc aurizontour, bien sourd... et froid, debout et obèse. Ils sont trop hauts, retiennent mes échos sans fins. Et sans mots, je m'éteins...